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Artériographie

De quoi s’agit-il ?

L’angiographie est un examen qui consiste à visualiser les vaisseaux d’une partie de votre corps. Cet examen qui est réalisé par un médecin radiologue, assisté d’un personnel paramédical, va aider les équipes médicales à choisir le traitement qui sera le mieux adapté à votre cas.

Le déroulement de l’examen

En fonction des cas et, avec votre accord, l’examen sera réalisé sous anesthésie locale ou sous anesthésie générale.
Il faut ensuite faire une ponction au niveau de l’artère utilisée (pli de l’aine, pli du coude, cou…), afin d’introduire dans l’artère un petit tuyau en plastique appelé cathéter.
Ce cathéter sera ensuite dirigé par le médecin radiologue dans les artères à explore, sous contrôle à l’aide d’un écran de télévision. Ce cathéter servira à injecter un liquide que l’on appelle « produit de contraste iodé », qui permettra de voir les vaisseaux. En fin d’examen, le cathéter est retiré de l’artère, puis celle-ci est comprimée.

Quels sont les risques encourus ?

Localement, au niveau du point de ponction, il peut se produire un hématome qui se résorbera en deux à trois semaines.
Tout à fait exceptionnellement, des lésions de l’artère peuvent nécessiter un traitement complémentaire.

Liés à l’injection du produit iodé
Rarement, les quelques réactions minimes à type de nausées, vomissement, urticaire localisé ne nécessitant en règle générale pas de traitement.

Exceptionnellement, il peut survenir des réactions plus sérieuses de type : malaise, hypotension, … nécessitant une surveillance voire un traitement.
Dans des cas rarissimes, il peut survenir des réactions graves tel un état de choc, un trouble du rythme, un bronchospasme ou un arrêt cardiaque nécessitant une prise en charge en unité de soins intensifs.

Les risques thrombo-emboliques :
le cheminement du cathéter dans les artères peut entraîner l’occlusion de celles-ci ou une occlusion à distance par l’intermédiaire d’une embolie (caillot sanguin, plaque d’athérome qui migre…).
Au niveau des membres, une telle occlusion se traduit habituellement par une violente douleur, alors qu’au niveau cérébral, cela peut être responsable d’un accident vasculaire (attaque) pouvant entraîner une paralysie définitive ou transitoire. Ces accidents sont très rares et tout est fait pour les éviter ; lorsqu’ils surviennent, un traitement d’urgence médical ou chirurgical est le plus souvent indiqué. Le risque de mort est exceptionnel.

Les bénéfices attendus de l’examen qui vous est proposé naturellement sont largement supérieurs aux risques que cet examen vous fait courir.

Dans certains cas, l’angiographie sera associée à un geste de radiologie interventionnelle visant, soit à désobstruer une artère en injectant un médicament visant à détruire un caillot ou en dilatant cette artère à l’aide d’un ballonnet (angioplastie), soit au contraire à obstruer une malformation (embolisation sélective).
Si une telle association est envisagée, le médecin radiologue qui vous prend en charge vous donnera, à ce sujet, toutes les explications nécessaires avant l’intervention.

Conditions de l’examen

En fonction de votre état, l’angiographie pourra être réalisée en ambulatoire (c’est à dire que vous retournerez chez vous quelques  heures après l’examen), ou à l’occasion d’une brève hospitalisation, dont la durée vous sera précisée par le médecin radiologue.

Résultats

Un premier commentaire pourra vous être donné juste après l’examen. Il ne s’agira là que d’une première approche, car les images doivent être ensuite analysées par le médecin radiologue. Le compte-rendu écrit sera disponible dans les meilleurs délais.

Préparation à l’examen :

A moins de consignes particulières adaptées à votre état de santé, vous devez respecter les consignes suivantes :

  • ne pas manger au cours des six heures précédant l’examen
  • ne pas fumer pendant les 24 heures qui précèdent l’examen.

Après l’examen :

Vous serez surveillé, pour vérifier en particulier qu’il n’existe pas de saignement à l’endroit de la ponction. Les membres de l’équipe médicale vous diront à quel moment vous pourrez boire et manger. Ils vous expliqueront pendant combien de temps vous devrez rester allongé.
Afin d’éviter le risque d’hématome à l’endroit de la ponction artérielle, en général au pli de l’aine, il vous est demandé de rester allongé pendant plusieurs heures sans plier la cuisse du côté où la piqûre a été faite.
Si la ponction a été faite au pli du coude, on vous demandera de ne pas utiliser ce bras pendant plusieurs heures (en particulier pour la toilette).
Si l’examen est réalisé en « ambulatoire », c’est après une période d’observation de quelques heures que vous pourrez retourner chez vous, accompagné.
Vous ne devez pas conduire vous-même votre voiture au retour, ni prendre seul les transports en commun.

Dès votre retour à la maison :

  • Vous devez vous détendre et vous reposerdurant 24 heures ;
  • Vous devez boire de l’eau (2 litres par 24heures) ;
  • Vous devez garder le pansement placé au niveau de la ponction durant 24 heures ;
  • Vous ne devez pas conduire pendant les 24 premières heures et éviter d’effectuer des exercices physiques intenses au cours des 48 heures qui suivent l’examen ;
  • Il vous est recommandé de ne pas fumer.

Si besoin, reprenez contact avec nous.

Appelez immédiatement votre médecin :

  1. Si vous commencez à saigner à l’endroit où le cathéter a été introduit (en cas de saignement, allongez vous et appuyez sur la zone du saignement ou faites appuyer par une personne de votre entourage).
  2. Si vous constatez un changement de couleur, de volume ou de température au niveau de la zone de ponction de l’artère
  3. Si vous avez des douleurs, une sensation de froid, une modification de la sensibilité, ou un changement de couleur du bras ou de la jambe concerné par la ponction artérielle.
  4. Si vous avez une boule qui persiste au niveau du point de ponction dans les semaines qui suivent l’examen.
  5. Si vous avez de la fièvre ou des frissons.
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